ALERTE AU PIRATAGE ! FAUX VACCINS ET FAUX TESTS COVID SUR LE NET

By February 9, 2021Contrefaçon

Des fioles de « vaccins » soi-disant homologués à plus de 1 000 $ l’unité, de faux tests PCR négatifs facilitant le passage des contrôles…, voici les dessous d’une pandémie numérique qui se propage sur Internet et les réseaux sociaux, lesquels, on le rappelle, doivent être en permanence surveillés de très près par les entreprises.

 

Jusqu’à présent, seuls les gouvernements sont habilités à acheter, gérer et distribuer les vaccins contre le Covid-19. Pourtant on découvre, dans cette zone sombre d’Internet qu’on appelle le « Dark Web », des fioles de « vaccins » soi-disant homologués à plus de 1 000 $ l’unité. On y trouve également de faux tests PCR négatifs permettant de passer facilement les contrôles lors d’un voyage. De nouveaux filons fort lucratifs pour les pirates qui, se jouant des frontières comme des autorités, mettent aussi des vies en danger.

QUELQUES EXEMPLES EDIFIANTS

  • Novembre 2020, aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, un réseau est démantelé pour avoir vendu à des voyageurs des résultats de tests négatifs moyennant un tarif de 150 à 300 euros le document, explique Europol,
  • Sur le réseau social Snapchat, où la discrétion est garantie puisque les annonces y sont effacées en quelques secondes, le message est peu élégant, mais clair : “Pour 50 euros, tu peux éviter le pic à brochettes dans le zen”. Selon BFMTV, quelques minutes suffisent aux fraudeurs pour envoyer le faux test aux intéressés après avoir reçu leurs coordonnées (nom, prénom, adresse email…) et leur règlement,
  • Quant aux faux vaccins, chinois ou russes, voire soi-disant Pfizer, ils sont vendus sur les places de marché du Darknet à des prix variant de 250 à plus de 1 000 $ la dose, selon le site Fredzone. Avec des paiements effectués en Bitcoin (monnaie virtuelle) afin que les forces de l’ordre ne puissent remonter jusqu’aux vendeurs.

MAIS OU TROUVE-T-ON CES FAUX ?

C’est depuis plusieurs années que la Commission européenne répertorie dans sa Watch List les places de marché en ligne potentiellement frauduleuses, et parmi elles, des pharmacies. En présentant la récente mise à jour de cette liste, en décembre 2020, la Commission cite notamment un rapport de la National Association of Boards of Pharmacy (NABP) identifiant « de nombreuses pharmacies en ligne illicites prétendant vendre des médicaments sur ordonnance commercialisés pour le traitement COVID-19 ». Le rapport précise que « plus de 90 % des noms de domaine liés à COVID-19 identifiés étaient enregistrés de manière anonyme, ce qui rend difficile l’enquête des autorités de contrôle sur ces sources. Ces sites illégaux font de la publicité et vendent des médicaments et vaccins falsifiés et contrefaits prétendant prévenir et traiter le COVID-19 ».

En effet, la Watch List indique que, malgré les politiques de lutte mises en place, on trouve encore, hors de l’UE, des bureaux d’enregistrement de noms de domaine complaisants qui, sous couvert de la protection des données (RGPD), protègent les activités illégales de certains de leurs clients. Parmi ces registraires peu scrupuleux, citons notamment :

  • CISC R01 (basé en Russie) dessert EVA Pharmacy et PharmCash, réseaux de pharmacies en ligne illicites qui proposent médicaments contrefaits ou délivrés en principe sur ordonnance. Le réseau fonctionne même lorsqu’un site a été suspendu grâce à des redirections opportunes.
  • EPIK Inc. (basé aux États-Unis) fournit notamment le réseau RxProfits dont les pharmacies en ligne offrent des produits contrefaits mais aussi des médicaments sur ordonnance sans requérir la prescription. 99 % des sites Web actifs de RxProfits redirigent les utilisateurs vers un site plus discret, pharmacy-xl.com, qui traite les transactions d’environ 500 pharmacies en réseau sur Internet. En outre, RxProfits n’hésite pas à promouvoir des substances contrôlées telles que Xanax, Valium, Soma, Ambien ou Tramadol…
  • ZhuHai NaiSiNiKe Information Technology Co. (basé à Hong-Kong) dessert le réseau PharmaWeb. Celui-ci aurait des liens avec le Canada et cible principalement le marché américain. Pourtant, ses médicaments contrefaits sont distribués également en Italie, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Inde, Royaume-Uni, Israël, Suisse, Fidji et Canada.

CONSEIL D’EXPERT : QUE DOIVENT FAIRE LES ENTREPRISES ?

« Il existe au moins une contrefaçon pour chaque produit fabriqué dans le monde ».
Cela vous surprend ? Pourtant, du BTP à l’horlogerie ou de l’aéronautique à la cosmétique…, c’est une réalité qui touche absolument tous les secteurs d’activité et pas seulement, comme on l’imagine trop souvent, celui du luxe. Le rapport des députés Christophe Blanchet et Pierre-Yves Bournazel, publié en décembre 2020, rappelle en effet qu’en France, la contrefaçon fait perdre près de 8 milliards d’euros par an aux secteurs les plus exposés : 3,7 milliards dans l’industrie textile devant les cosmétiques (1,2 milliard), médicaments (0.9 milliard)…

Ignorer cette réalité revient à ruiner tout ou partie de vos investissements au profit de tiers peu scrupuleux qui utiliseront votre notoriété, à nuire au développement de votre entreprise et à l’exposer, ainsi que vos salariés et vos actionnaires, à des risques financiers importants, voire à la faillite dans certains cas.

Dans un tel contexte et alors que le e-commerce attire toujours plus de consommateurs, il ne suffit pas d’être informé, il faut agir ! Une extrême vigilance est de mise : celle-ci commence par la surveillance systématique et globale du Net, que cela soit au niveau des enregistrements des noms de domaine ou des contenus publiés sur les sites des officines, sur les réseaux sociaux, appstores, places de marché et autres sites de vente.

ARGOS, l’outil de surveillance anticontrefaçon d’EBRAND, permet de détecter les annonces suspectes. Celles-ci sont ensuite analysées par des experts juridiques qui confirment le caractère contrefaisant du produit proposé avant d’en demander la suppression immédiate. En outre, l’outil permet d’identifier des informations utiles sur les vendeurs en infraction et ainsi de contribuer au travail d’enquête, en vue d’une action diligentée dans le ou les pays concerné(s).

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